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COTON BRUT


FIL ET TOILE


GAMME BEBE ET ENFANT


GAMME FEMME ET HOMME

 Commerce équitable

Selon nous le coton équitable (non bio) est un non sens.
Si l'on peut appliquer cette formule pour différentes cultures et
qu'elle semble intéressante pour les petits producteurs en revanche
elle ne parait pas du tout adaptée à la culture du coton.
En effet la culture du coton est l'une des plus polluantes au monde.
Pour mettre en culture, les paysans s'endettent pour acheter les
pesticides et s'empoisonnent lors des traitements.
Ils empoisonnent également les sols et ne peuvent pas profiter
sainement de la rotation des cultures pour leur propre alimentation.
Sur certains continents, le coton est aussi le plus génétiquement
modifié, par exemple le coton BT qui prolifère à grande vitesse.
Comme les paysans sont pauvres, ils essaient de faire des copies de ce
coton BT et ces nouvelles graines ne sont pas contrôlées.
Il faut savoir que le principe OGM ne laisse aucune part aux paysans
pour replanter l'année suivante: ils ont l'obligation de racheter toutes
les semences et se rendent ainsi totalement dépendants de leur fournisseur.

OGM, pesticides, intoxications nous semblent des raisons suffisantes pour
"boycotter" le coton équitable.
D'ailleurs, certains journalistes commencent à souligner ces incohérences.

 

C’est la raison pour laquelle nous sommes en train de finaliser une filière coton Bio Equitable.

 

 Pourquoi créer un label Bio Equitable?

La charte « Bio Equitable » est née de la volonté de quelques dirigeants d’entreprises, désireux de valoriser le commerce équitable des produits bio.

Cette initiative s’inscrit dans une démarche à la fois éthique et règlementaire. Toute la partie éthique est contenue dans une charte où sont exprimés et détaillés tous les engagements que les entreprises doivent respecter. A ce titre, Euro-Nat en la personne de Didier Perréol, l’un des initiateurs, s’est fortement investi en temps et en énergie pour créer et faire aboutir ce projet. Lorsqu’on connaît son action déjà menée en Bolivie, on peut comprendre la force de cet engagement.

Pour lui donner toute sa force, cette charte est contrôlée et certifiée par Ecocert, c’est à dire que tous les points de la charte subissent un contrôle sur le même principe que celui de la certification de la filière bio.

A l’image de l’agriculture biologique, saine et préservant la nature, ces nouvelles relations commerciales redonnent une vraie valeur aux relations humaines, sociales et économiques avec les pays producteurs dont sont issus les ingrédients entrant dans la composition des produits de ces entreprises. Pour identifier le produit répondant à cette charte, un « label de garantie d’éthique » a été conçu, c’est le logo Bio Equitable.

 Le logo bio équitable :

Le visuel évoque le rapprochement humain. La typographie, bilingue, qui ceint ce graphisme central exprime la protection symbolique du visuel. La forme ronde représente le monde.

La mention filière signifie que ce sont tous les intervenants, producteurs, stockeurs, transformateurs, distributeurs qui sont soumis à la charte Bio Equitable et qui sont contrôlés.

 

Pour une stratégie de filière, synonyme de développement durable... Pour des obligations éthiques, équitables et écologiques... Des entreprises de l’agriculture biologique s’engagent à :

 

1 être en conformité avec l’un au moins des règlements d’agriculture biologique reconnus au niveau international (CEE, JAS, NOP...),

2 contractualiser des engagements entre les entreprises opératrices et les producteurs ou organisations de producteurs et/ou les représentants des acteurs intermédiaires des filières,

3 la prise en charge partielle ou totale des coûts de certification biologique et de vérification commerce équitable (Bio Equitable) par les entreprises opératrices,

4 une fourniture permanente par tous les moyens, y compris financiers, d’assistance technique, d’aide à l’encadrement, de formation à l’agriculture biologique et durable et au cahier des charges Bio Equitable, de soutien à l’organisation, à la gestion et à l’activité de techniciens autochtones, et cela dans le respect des cultures et traditions locales,

5 pratiquer une politique commerciale de "prix minimum garanti contractuel" permettant une juste rémunération des producteurs, pour subvenir décemment à leurs besoins et à ceux de leurs familles, et s’inscrivant dans un objectif de rentabilité économique de l’activité de production,

6 garantir le respect des droits élémentaires et fondamentaux de la personne, refus de l’exploitation des producteurs, respect des droits sociaux du travail (repos hebdomadaire, hygiène, sécurité et santé) et de la protection des enfants dans le travail...,

7 développer une agriculture durable et un maintien du tissu local...

 

Pour le développement d’une autre politique économique mondiale.