Nederlands  English 


COTON BRUT


FIL ET TOILE


GAMME BEBE ET ENFANT


GAMME FEMME ET HOMME

 Le projet Bénin
 
 Introduction au projet Bénin
 
Le coton est la principale culture exportée au Bénin. 98% des fibres de coton sont exportées. L’industrie textile (filature, tissage/tricotage, teinture, confection) se limite à quelques entreprises. La fibre de coton du Bénin a une bonne réputation sur les marchés internationaux.
Cependant, la production de coton au Bénin détient un triste record en ce qui concerne la santé des producteurs, l’environnement, le revenu net des agriculteurs et l’implication des femmes dans la production.
Nous souhaitons vous apporter des informations pratiques sur le projet "Benin Organic Cotton" qui est exécuté par l’ONG béninoise OBEPAB avec le soutien d’Agro Eco, une société hollandaise (consultant en agriculture biologique). L’objectif principal du projet est d’améliorer les conditions de vie des producteurs de coton au Bénin.
 
Le coton pousse dans 90 pays dans le monde. Les revenus de dizaines de millions d’agriculteurs dépendent du coton. Les revenus du coton permettent aux agriculteurs d’acheter de quoi se nourrir, d’améliorer leurs conditions de vie et d’investir dans des activités de production.
Les prix du coton font ou défont les revenus des agriculteurs, les organisations de producteurs de coton jouent un rôle clé dans le développement de l’agriculture et de la société. Les périodes où les agriculteurs sont payés marquent souvent le début d’une phase d’évènements socioculturels, de consommation et d’investissements. Quand nous parlons de coton, nous parlons d’ " êtres humains".
Nous allons décrire le projet "Benin Organic Cotton", son expérience à ce jour et le contexte dans lequel la production de coton conventionnel et de coton bio prennent place. Les conditions de la production de coton sont similaires dans d’autres pays producteurs d’Afrique de l’Ouest : Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Mali, Sénégal et Togo. Le projet au Bénin doit être regardé comme une antichambre du développement de pratiques plus soutenues de culture du coton qui pourront être appliquées à une échelle plus large en Afrique occidentale.
 
 Le coton en Afrique de l’Ouest
 
Les pays d’Afrique de l’Ouest jouent un rôle important dans l’économie mondiale du coton. Ensemble, ils produisent 5% du coton mondial et représentent 15% du commerce mondial de la fibre de coton. Pourtant, les agriculteurs de l’Afrique de l’Ouest sont parmi les plus pauvres du monde. Leur pouvoir d’achat représente seulement 5% de celui de l’Europe, des Etats-Unis ou du Japon.
 
Les agriculteurs en Afrique de l’Ouest ont peu de biens d’équipements, la plupart du travail dans les champs de coton est donc fait à la main ou avec des bœufs.
 
Le coton est souvent la seule culture qu’ils puissent vendre sur le marché international. Et alors que les marchés locaux des autres cultures sont pauvres (tout le monde fait pousser les mêmes cultures et le pouvoir d’achat est en général faible), l’exportation de la production de coton est pour des millions d’agriculteurs en Afrique de l’Ouest  la principale source de revenus.
 
 Coton et santé
 
Les pesticides utilisés dans la production de coton conventionnel sont très toxiques et dangereux pour l’homme, le bétail et l’environnement en général. La production de coton au Bénin s’associe à une contamination de la nourriture due à l’abus des pesticides et au recyclage des matériaux d’emballage des pesticides.
 
Un choc est survenu au Bénin lors du décès en 1999 / 2000 d’environ 70 personnes suite à l’ingestion d’ "endosulfan". Les empoisonnements et les décès ont continué les années suivantes. La connaissance des fermiers en matière de pesticides et de leur utilisation est pauvre. Les pesticides employés pour le coton sont communément utilisés pour conserver les stocks de nourriture, dans l’horticulture et dans la pêche.
 
La recherche sur le coton devrait tenir compte de ces réalités lorsque sont réintroduits des insecticides comme l’ "endosulfan", ces mêmes produits ayant été retirés volontairement au début des années 1980 précisément à cause du risque élevé pour l’homme et l’environnement.
 
L’ "endosulfan" est interdit, déconseillé ou retiré volontairement de la production dans un certain nombre de pays du Nord et du Sud. Des ONG appellent à une interdiction mondiale de la production et de l’utilisation de l’"endosulfan".
 
 Le projet "Benin Organic Cotton"
 
Depuis 1996, l’ONG OBEPAB mène à bien un projet sur la production et la commercialisation du coton bio. Le projet est encouragé depuis 1998 à travers un Traité Bilatéral de Soutien au Développement Néerlandais - Béninois (Dutch-Beninese Sustainable Development Treaty) qui est rendu effectif grâce à la société Néerlandaise KIT / NIPS, Netherlands International Partnership for Sustainability. Le soutien technique est fourni depuis 1999 par le consultant à l’agriculture bio Agro Eco (société Néerlandaise).
 
La production de coton bio au Bénin a augmenté de façon significative les cinq dernières années. Le projet de coton bio comprend entre 600 et 700 producteurs, dont un tiers de femmes. Tous les producteurs sont des petits propriétaires, cultivant entre deux et huit hectares de terres. Environ un tiers de leurs terres est semé de coton.
 
En 2004/2005, 650 fermiers ont fait pousser 200 tonnes de semences de coton sur presque 500 hectares de terres. Le rendement moyen est de 400 à 500 kg/ha. Localement, des rendements de 600 à 900 kg/ha sont courants dans la production de coton conventionnelle. Deux facteurs compensent les rendements bios moins élevés.
 
Tout d’abord, les producteurs bio n’ont pas à rembourser d’emprunts (en moyenne 30% du revenu brut du coton conventionnel). Ensuite, le prix payé est supérieur de 20% à celui du coton conventionnel sur le marché. Le prix au producteur est établi à l’avance. L’achat de tout le coton bio est garanti par le projet.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

 
nbre de
Dont
Surface
Semence
Rendement
prix bio
Prime
Saison
fermiers
femmes
(ha)
(tonnes)
(kg/ha)
(FCFA/kg)
(%)
1996/97
17
 
10
4,8
494
240
20
1997/98
47
 
35
9,5
271
240
20
1998/99
113
10
102
35,9
352
250
11
1999/00
119
10
81
45,3
562
210
13,5
2000/01
283
80
168
72,4
431
240
20
2001/02
468
147
314
150,7
480
240
20
2002/03
685
214
425
185,2
436
216
20
2003/04
544
180
414
100
241
228
20
2004/05 (est)
651
239
491
195
400
 
20

 
Chiffres OBEPAB sur la production du coton bio (1996/97-2004/05)
 
La fibre de coton conventionnelle est exportée à 95%, principalement vers l’Asie et le Brésil. Pour la fibre de coton bio qui est de qualité similaire, il est envisagé d’organiser le processus de fabrication au Bénin (filature, tissage/tricotage, teinture, confection) afin d’ajouter une plus-value dans le pays avant l’exportation. A cet effet, un consortium hollandais qui livre des vêtements textiles à des chaînes de magasins hollandaises telles que C&A et V&D travaillent sur l’établissement d’une chaîne textile écologique en collaboration avec les industries textiles locales au Bénin. Ce projet complémentaire, mais séparé, se nomme "l’initiative Timmermans".
 
 Les femmes et la production de coton
 
La production de coton en Afrique occidentale est souvent regardée comme une affaire d’hommes. Cependant, les femmes sont très impliquées dans les longues opérations de sarclage et de récolte. Les femmes ont rarement leurs propres champs de coton car elles ont très peu accès aux semences nécessaires à la production du coton. Ces dernières sont distribuées via des organisations de producteurs dans les villages. Les femmes au Bénin sont à peine présentes dans les tableaux de ces organisations et elles peuvent même ne pas être autorisées à en devenir membre pour des raisons sociaux culturelles.
La production de coton bio est très intéressante pour les femmes car elles peuvent utiliser des traitements locaux (fumier organique, insecticides botaniques) à peu de frais. Elles peuvent par conséquent augmenter la culture commerciale du coton sans dépendre des organisations de producteurs dominées par les hommes. Les femmes enceintes ou allaitant peuvent produire du coton bio sans prendre de risques pour leur santé et celle de leurs enfants.
 
 La production de coton bio en pratique
 
La production du coton bio n’utilise pas d’insecticides de synthèse ou de fertilisants. La gestion de la fertilité des sols est basée sur une rotation des cultures, l’utilisation de terreau, de déchets d’huile de palme, de fumier animal. Les déchets des mauvaises herbes et de la culture du coton sont recyclés plutôt que brûlés. La gestion de la culture bio repose essentiellement sur le respect de la santé et de l’environnement, sur l’utilisation d’insecticides botaniques "faits maison" (neem, paw paw, poivre du chili, piment, ail) et sur une meilleure gestion des déchets de la culture du coton pour casser les cycles de vie habituels des maladies.
Fédérer des producteurs autour de la culture bio demande du temps et de l’argent. Particulièrement parce qu’il s’agit de traiter avec des agriculteurs illettrés auxquels il faut enseigner de nouvelles méthodes et apprendre à se servir de nouveaux outils. Les producteurs doivent être mis au courant des méthodes de fertilisation bio et de la gestion de la culture bio, dont la plupart sont nouvelles pour eux. A cet effet, l’OBEPAB organise des formations, ("Farmer Field Schools") : des ateliers de pratique dans les villages ou les champs de coton pour former et échanger des expériences sur la production bio.
 
 Les instituts de formation pour fermiers, "Farmer Field Schools"
 
Ces instituts se sont développés en Indonésie pour former les agriculteurs et créer des échanges sur la gestion des pesticides dans la culture du riz. Leur approche s'est couronnée de succès et a conduit à une réduction significative de l’utilisation des pesticides. En Afrique, l’approche semblait plus compliquée, le taux d’alphabétisation étant plus faible qu’en Asie. On a déjà pu relever une certaine réussite dans la production du riz en Côte d’Ivoire et dans l’horticulture au Ghana. Cette approche est nouvelle au Bénin.
L’OBEPAB encadre des ateliers d’agriculteurs bios sur la gestion des pesticides et de la fertilité des sols. En contraste avec les programmes longs mais coûteux en Asie, l’approche OBEPAB consiste en un nombre limité d’ateliers formés de groupes de fermiers dans les villages ou dans les champs. Les fermiers sont formés à reconnaître les prédateurs et les insectes nuisibles et aux pratiques de fertilisation adéquates.
 
Les fermiers en retour partagent et échangent avec les agents du projet sur les pesticides indigènes et sur leurs pratiques  de fertilisation. Au Bénin, les agriculteurs bio ont adapté eux-mêmes certaines pratiques de fertilisation : utilisation de déchets d’huile de palme (appelée tchotchokpo), de déchets ménagers et de fumier animal. Ils expérimentent aussi l’utilisation d’extraits botaniques, disponibles sur place, pour protéger la culture biologique.
La production de coton bio contribue à réduire la pauvreté. Produire du coton bio est intéressant économiquement pour une grande partie des producteurs de coton béninois. Ils n’ont plus à dépenser d’argent en produits fertilisants et pesticides onéreux et par conséquent courent moins de risques de contracter des emprunts et de s’endetter.
Comme la production bio coûte moins cher, ce n’est pas un problème majeur si les rendements bios sont moindres par rapport aux rendements de la culture conventionnelle. Globalement, les revenus du coton tendent à être équivalents pour les agriculteurs qui participent au projet. Déjà, le projet vise à améliorer le rendement moyen grâce à une formation et un soutien continus sur la gestion des pesticides et la fertilité des sols.
La culture du coton bio devrait être une alternative viable par rapport à celle du coton conventionnel pour tous les producteurs de coton au Bénin.
"Lorsque nous utilisions des produits chimiques pour nos cultures, nous étions souvent malades. Quand nous cultivions du coton conventionnel, les rendements étaient plus élevés, mais tous nos bénéfices allaient dans des médicaments pour nous soigner."
(Producteurs de coton bio, village de Mangassa, Bénin)
 
 Orienter la culture du coton conventionnel: vers le bio
Le projet de coton bio est très novateur en Afrique Occidentale. Il est orienté vers la formation et l’assistance de centaines de petits propriétaires qui sont parmi les plus pauvres au monde. Les fermiers bios sont encouragés à devenir indépendants de l’utilisation de traitements synthétiques onéreux et risqués. Ils peuvent fonctionner sans contracter des crédits pour payer ces traitements et ne risquent pas de s’endetter. Par-dessus tout, le coton bio au Bénin contribue à réduire la pauvreté, à une meilleure santé pour les producteurs et le bétail et à une préservation de l’environnement.
 
"Les conséquences négatives de la production du coton conventionnel ne sont pas prises en compte dans son prix. Les bénéfices de la production de coton bio, tels que une amélioration de la santé et de la fertilité des sols devrait être reconnus"
(Gauthier Biaou, directeur du Centre Béninois pour le Développement durable, Bénin).
 
Le projet de coton bio au Bénin doit servir de pépinière pour développer de nouvelles méthodes de culture du coton en Afrique occidentale afin de les répéter à une plus large échelle. Le projet et les producteurs partagent de manière active leurs expériences sur la gestion de la fertilité des sols et la gestion des traitements avec le secteur du coton conventionnel. Le projet collabore avec des organisations de producteurs de coton locaux et avec des centres de recherche. A ce jour, la production de coton bio est perçue au Bénin comme une méthode de culture nouvelle, moderne et prometteuse. La Banque Mondiale préconisait récemment :
 
"Encourager activement la production de coton bio pour augmenter les espoirs de promouvoir la production de coton non chimique au Bénin".(document d’évaluation du projet de réforme du secteur du coton par la Banque Mondiale Béninoise, 2002-2006)
 
 L’accord pour le soutien au développement
 
En 1994, les gouvernements du Bénin et des Pays Bas ont signé un accord bilatéral au développement pour suivre les préconisations UNCED de la conférence de Rio de Janeiro de 1992. L’accord est basé sur trois principes de conduite : réciprocité, égalité et participation. Des accords de soutien au développement ont également été signés entre Les Pays Bas, le Costa Rica et le Bhoutan. Le concept du soutien ne tient pas seulement compte des aspects écologiques, mais aussi des aspects sociaux et économiques.
Les accords sont exécutés par des agences nationales. Au Bénin, il s’agit du Centre Béninois pour le Développement Durable (CBDD), aux Pays Bas c’est le KIT/NIPS. La collaboration se concentre sur un nombre limité de thèmes, dont les plus importants sont : la biodiversité, l’énergie et les changements climatiques, ainsi que les relations au soutien économique. Le projet de coton bio au Bénin s’inscrit complètement dans cette politique.
 
 Le Bénin
Economie, politique et échanges
Le pouvoir d’achat moyen au Bénin est seulement de 993 US$ par tête et par an, c’est-à-dire 23 fois inférieur à celui des pays de l’OCDE. Le Bénin est parmi les 40 pays les plus pauvres au monde. Cependant, c'est un pays riche en terme de culture et de biodiversité (voir ci-dessous). Le Bénin a obtenu son indépendance en 1960, sans effusion de sang. Depuis 1972, le pays est gouverné par un régime autocratique. La démocratie a été rétablie en 1990, à nouveau sans effusion de sang. Depuis l’indépendance, le Bénin n’a jamais été en guerre. Les changements de pouvoir se sont faits sans troubles. Grâce à sa pluviométrie modérée, le Bénin est reconnu en Afrique Occidentale comme une réserve à grains. Contrairement aux pays du Sahel, le pays n’a pas souffert de famine et de sécheresse. Le Bénin est autosuffisant pour nourrir ses populations.
Il a une population d’environ six millions de personnes. La plupart des Béninois vivent dans des zones rurales et sont agriculteurs. Le coton est la culture la plus importante, suivie par l’huile de palme et les noix de cajou. Les principales cultures alimentaires sont : le maïs, le sorgho, la pomme de terre, le manioc et l’arachide. Déjà environ un tiers des Béninois gagnent leur vie grâce aux échanges avec leur voisin le Nigéria, légalement ou au marché noir. Le pays a donc une solide tradition marchande.
Culture et biodiversité
Le Bénin compte 51 groupes ethniques différents, chacun ayant leur propre langue et culture. Les langues dominantes sont : "fon", "nago" ou "yoruba", "mina", "dendi" et "batonou". Le français est la langue officielle. Les traditions séculaires cohabitent avec les institutions républicaines ‘’modernes". Le Bénin est considéré comme le "Quartier Latin" de l’Afrique Occidentale avec une culture intellectuelle riche. Il y a deux universités, à Cotonou et à Parakou qui attirent des étudiants de toute l’Afrique Occidentale. Le taux d’alphabétisation au Bénin est malgré tout seulement de 40%, taux plus bas que dans les pays anglo-saxon d’Afrique Occidentale. Le Bénin est le centre de la culture "vaudoue animiste", basée sur la croyance des esprits supranaturels et des fantômes et qui se mélange avec le catholicisme et l’Islamisme. Au temps des colonies, le Bénin formait une partie de la Côte des Esclaves, qui furent déportés vers les Amériques, avec des esclaves des îles des Caraïbes de culture vaudoue. Le pays a une tradition musicale très diversifiée grâce à sa variété de peuples et de cultures. La voix musicale la plus connue est celle d’Angélique Kidjo. Dans la partie méridionale se trouvent des lagons peu profonds où de spectaculaires villages ont été bâtis sur des troncs d’arbres il y a plusieurs siècles de cela par des peuples fuyant la guerre. La biodiversité est préservée dans des "forêts sacrées" et des parcs nationaux. Le parc W, à la frontière du Burkina Faso et du Niger est le plus impressionnant parc national d’Afrique occidentale avec des lions, des éléphants, des buffles, des hippopotames, des antilopes, des caïmans, des babouins et des oiseaux exotiques. Sur la côte atlantique, des baleines procréent dans les eaux peu profondes de la mer.
 
 Les organismes
 
OBEPAB
L’Organisation pour la Promotion de l’Agriculture Biologique (OBEPAB) a été fondée en 1995 pour promouvoir l’agriculture biologique au Bénin. Elle se focalise sur la production du coton car que les risques sur la santé et l’environnement sont très élevés. Depuis 1996, l’OBEPAB expérimente la production du coton bio avec des groupes d’agriculteurs. L’OBEPAB dirige aussi un centre d’information et de documentation sur l’utilisation des pesticides et ses alternatives, il organise des ateliers sur la gestion des plantes et des pesticides et fait de la prévoyance sur l’empoisonnement par les pesticides au Bénin. Des expérimentations avec l’horticulture bio sont en cours.
Agro Eco
 
Ce consultant est basé aux Pays Bas. Agro Eco a été créé en 1990 par des consultants qui ont 15 ans d’expérience dans l’agriculture biologique et dans les échanges mondiaux, en particulier en Afrique. Agro Eco a des branches en Tanzanie, en Ouganda, au Ghana et en Zambie. Concernant le coton, Agro Eco a aidé à démarrer des projets de coton bio en Grèce, au Mozambique, en Turquie, en Ouganda et au Zimbabwe. Aujourd’hui, la société est impliquée dans la production de coton bio au Bénin et en Ouganda. Agro Eco travaille aussi sur la création de marchés pour les textiles écologiques, aux Pays Bas en particulier.
OBEPAB
02 B.P.  8033 Cotonou-Gbégamey République du Bénin
Tel : (229) 35 14 97  Portable : (229) 90 51 83
Fax : (229) 36 07 57  E-mail : obepab@intnet.bj
Agro Eco Consultancy
P.O. Box 63  6720 AB Bennekom Pays Bas
Tel : (31) 318 420 405  Fax : (31) 318 414 820